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Appel des cercles de silence au nouveau gouvernement

Créés il y a près de 5 ans pour protester contre l’enfermement des étrangers dans des centres de rétention administrative (CRA) au seul motif que ces étrangers se retrouvent dans une situation d’irrégularité administrative, les cercles de silence sont une expression non violente de citoyens isolés ou soutenus par des dizaines d’associations, organisations ou collectifs locaux ou nationaux.Ils regroupent chaque mois dans 174 villes de France, des milliers de personnes qui manifestent en silence durant une heure.


Les centres de rétention administrative sont de véritables prisons où les retenus, enfermés sans jugement, deviennent "vulnérables" et ont de graves difficultés à faire respecter leurs droits. Les expulsions ont créé des situations familiales inextricables : enfants en centre de rétention, familles disloquées, personnes expulsées dans un pays où ils courent de graves dangers….
Le président de la république a changé, la majorité de l’assemblée nationale aussi …..Mais c’est toujours la législation sur les étrangers durcie par l’ancienne majorité qui s’applique.

Nous appelons à un changement de la loi en profondeur avec un souci de justice visant à ne pas compromettre l’avenir de tous ceux qui n’ont d’autre choix que de se retrouver en exil dans notre pays.

En attendant ce changement de la loi, conformément aux engagements pris par le nouveau président avant son élection, « je veillerai à ce que chaque migrant, quelle que soit sa situation, soit traité avec dignité, dans le respect de ses droits fondamentaux», nous demandons instamment que les mesures suivantes concernant tout le territoire français soient prises de toute urgence afin que la machine administrative et policière cesse de broyer� des existences.

- mettre fin aux objectifs chiffrés en matière d'expulsion qui font voler en éclat les règles qui garantissent les libertés individuelles

- rompre (comme le permet la directive européenne dite « directive retour » ) avec la logique d’enfermement systématique des étrangers et en premier lieu des familles et privilégier des mesures alternatives plus justes et humaines

- instaurer un moratoire sur les expulsions dans l’attente de la nouvelle loi

- traiter le droit d'asile là où se situe la compétence sur la situation à l’étranger

Ces mesures peuvent être prises très rapidement préfigurant une évolution dans la manière de considérer l’étranger.

Le changement, ce doit être dès maintenant

« Au début ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis vous combattent, mais à la fin c’est vous qui gagnez. » - Mahatma Gandhi

Avec ou sans papiers, l’étranger est une personne.
La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte.
Notre silence le crie.
 
Voir ici pour signer la pétition en ligne


Envoyez ce texte tel quel ou avec vos amendements à vos élus locaux ou à :

http://www.elysee.fr/ecrire/premier-ministre@cab.pm.gouv.frmanuel.valls@interieur.gouv.fr


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Les églises chrétiennes et l'accueil des étrangers


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Appel du mois : "Réfugiés privés de familles"

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L’inhospitalité incompréhensible des Européens, par Mgr Lahham Archevêque de Tunis

1er juin 2011

De Turin où je suis en réunion avec lui, je vous transmets cette indignation de l’archevêque de Tunis. (Christophe ROUCOU responsable du Service des relation avec l'islam)

 « Vu de la rive sud de la Méditerranée, où l’hospitalité est à la fois une valeur et un devoir, c’est incompréhensible… tout simplement », affirme-t-il dans un article publié sur le site de la Fondation Oasis, vouée à la promotion de la connaissance réciproque et la rencontre entre chrétiens et musulmans.

Cela ne s’était jamais vu depuis que la Tunisie est Tunisie et la Libye la Libye. La Tunisie ne s’était pas encore relevée de son Tsunami politique et social, que la Libye voisine est entrée dans une rébellion armée que personne ne prévoyait. Et comme il y a des millions (on parle de trois millions) d’étrangers qui travaillent dans tous les domaines en Libye, on a assisté à un exode de masse vers la Tunisie et l’Égypte.

Entre 250.000 et 300.000 personnes ont passé la frontière tuniso-libyenne. Elles étaient de toutes les nationalités : Égyptiens, Tunisiens, Africains subsahariens, Bengali, Pakistanais, Érythréens, Somaliens, Chinois, Indiens. Les pays les moins pauvres ont pu effectuer le rapatriement de leurs citoyens, d’autres attendent depuis trois mois, surtout les Nigérians, les Somaliens et les Érythréens.
Nous avons assisté à des scènes formidables de solidarité etd’accueil. Au début, l’accueil était spontané. Les habitants des villages près de la frontière portaient de quoi manger et boire. Ensuite, les ONG ont rejoint le mouvement, dont la Caritas Tunisie, France, Canada, Liban. La Croix rouge et le Croissant rouge tunisien, qatari et émirati se sont joints et on a fini par avoir des tentes pour tout le monde et la frontière tuniso-libyenne est devenue un lieu de passage pour ceux qui rentrent dans leurs pays et un lieu de résidence pour ceux qui attendent que la tempête passe pour revenir travailler en Libye, comme avant.

L’Église de Tunisie a envoyé dès les premiers jours un prêtre et trois religieuses pour aider les réfugiés. Il arrivait que les sœurs préparaient, avec d’autres volontaires, des repas pour 10.000 personnes chaque jour. Nous avons un prêtre nigérian dans le diocèse, et il visite régulièrement les camps ; il a même célébré la messe de Pâques dans une grande tente que les Érythréens avaient transformée en chapelle. Plus de 150 personnes ont assisté à la messe. Caritas Tunisie a présenté un projet d’urgence à la Caritas Italie et à la CEI. Des subsides sont arrivés et cela nous permet d’assurer les dépenses nécessaires au prêtre et aux religieuses.

Reste la grande question : combien de temps cela va durer ? La situation militaire en Libye s’enlise, la confrontation militaire entre les rebelles et les phalanges de Kadhafi continuent, les bombardements de l’OTAN n’arrivent pas à trancher. On vit dans l’incertitude la plus absolue.
La situation actuelle àla frontière, d’après les religieuses présentes sur place, se présente comme suit : : entre 4000-5000 réfugiés africains ou asiatiques attendent des jours meilleurs pour retourner, soit dans leurs pays respectifs soit en Libye.Maisil y a aussi des milliers de libyens qui ont fui la guerre. Ces libyens sont de trois catégories : des gens aisés qui ont passé la frontière et ont rejoint l’Europe via l’aéroport de Djerba ; la deuxième catégorie constituée de libyens ayant des parents dans le sud tunisien qui les ont accueillis dans leurs maisons, et la troisième catégorie (on parle déjà de 50.000) sont logés dans les camps, ou hébergés dans des maisons que les habitants de la ville de Tataouine leur ont offertes gratuitement, ou dans des tentes. Le ministère de l’éducation nationale a donné des consignes aux écoles du sud tunisien pour intégrer les enfants libyens dans les écoles des divers gouvernorats.

Tout ceci s’est passé alors que des milliers de tunisiens sont arrivés à Lampedusa, avec toutes les problématiques que cela a causées. Je ne parle pas de la dimension juridique ou politique de ce phénomène, ce n’est pas de ma compétence. Mais je parle de la dimension humaine. Ce sont des jeunes au chômage (19% de chômage avant la révolution). Le tourisme occupait 450.000 jeunes qui se sont retrouvés du jour au lendemain sans travail, le contrôle des frontières s’était affaibli à cause de la situation politique et sécuritaire dans les grandes villes.

J’essaie de me mettre dans la mentalité d’un tunisien : 20.000 tunisiens sont arrivés dans une Europe, en crise peut être, mais riche tout de même, et ils sont mal reçus, alors que plus de 200.000 (dix fois plus) d’étrangers sont arrivés dans une Tunisie, pas aussi riche que l’Europe, mais surtout qui sort d’une grave crise politique, et les Tunisiens les ont reçus les bras ouverts,  leurs ont ouvert leurs maisons, leurs écoles, et ont partagé avec eux leur pain quotidien.

Vu de la rive sud de la Méditerranée, où l’hospitalité est à la fois une valeur et un devoir, c’est incompréhensible… tout simplement.

 

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Ne laissons pas fragiliser le droit de l’étranger

Secours Catholique - département de l'étranger : 30 juin 2010

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Le droit d’asile a toujours été défendu par l’Eglise. Les mesures qui tendent à diminuer le soutien ou les garanties d’une procédure équitable sont inacceptables.

Communiqué de la conférence des évêques de France, Eglise catholique,

lundi 20 septembre 2010

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« Tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre, dont la destination est universelle. » 

 

Benoît XVI rapelle le devoir d'accueil des migrants

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« Ce sont les Églises locales qui sont appelées à accueillir les migrants ».

Cliquer ICI pour lire cette page du journal La Croix : 12 janvier 2011

 

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L'Eglise appelle à l'accueil des immigrés

L'attitude de la France agace...

La Croix 26 avril 2011

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"Nourrir l'espérance. Accueil des migrants et dialogue islamo-chrétien"

2 - 4 mai 2011 à Tunis

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La Cimade et les Cercles de Silence

Pierrette Meynier,

On sait que les Cercles de Silence sont une initiative des moines franciscains de Toulouse. Comment s’est fait le lien avec la Cimade ?

En juillet 2006 a été ouvert à Toulouse le Centre de Rétention Administrative (CRA) de Cornebarrieu à proximité de l’aéroport, en remplacement du petit centre qui existait au centre de la ville. D’une capacité de 36 places, on est passé à 126 places, ce qui permet le passage de près de 2000 personnes par an. La construction de ce centre s’est faite rapidement et à moindre frais : le centre a été implanté dans une zone non constructible et en bordure des pistes de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, donc soumis à des vibrations et à des pollutions sonores continuelles et à toutes les nuisances qui en découlent.

Les moines franciscains ont été alertés au printemps 2007par des étrangers ou des membres de familles d’étrangers sur les conditions de vie au CRA.  Ils ont donc tout naturellement pris contact avec les salariés Cimade qui travaillaient dans le Centre et rencontré  la Cimade de Toulouse. Et lorsque les moines, le 30 octobre 2007, ont tenu leur premier Cercle de Silence la Cimade les a rejoints.  Cette rencontre ne pouvait qu’aboutir :

Les moines franciscains ont toujours manifesté le souci « d’être auprès des gens paumés », quand la Cimade, dans l’article 1 de ses statuts, «  a pour but de manifester une solidarité active  auprès de ceux qui souffrent, sont opprimés et exploités ». Ces moines, comme la Cimade, ont choisi tout particulièrement les étrangers, peut-être parce qu’ils sont encore plus rejetés que les « paumés » nationaux, si on peut parler de degrés… Ils ont le souci de protester contre des décisions politiques et des actes qu’ils jugent indignes c'est-à-dire qui ne respectent pas la dignité de l’homme :

- Décision politique, par exemple : privation de liberté sur décision administrative, comme le placement de personnes en CRA

- Actes : les méthodes d’arrestation, les conditions de vie dans les CRA…

 

Ces dénonciations entrent dans l’histoire de la Cimade comme dans l’histoire récente du catholicisme toulousain. La Cimade, au début de son histoire, a été placée devant le choix d’obéissance ou de désobéissance aux dirigeants politiques de la France de 1940. En septembre 1941, spontanément, un petit groupe d’une quinzaine de personnes à l’initiative du Pasteur Vissert Hooft et de Madeleine Barot, secrétaire générale de la Cimade, s’est réuni dans la maison de retraite Pomeyrol (à Saint Étienne du Grés dans les Bouches du Rhône) « pour rechercher ensemble ce que l’Eglise doit dire au monde ». Ce qui est évoqué dans ces thèses de Pomeyrol est le rapport de l’Église et de l’État, et la légitimité d’une parole publique de l’Église. Les hommes ne sont pas dans un rapport de soumission à l’État,  l’obéissance est un acte de libre adhésion. C’est pourquoi  dans le contexte de l’époque, la résistance est une nécessité spirituelle.

Alain Richard rappelle dans son article « Cercle de Silence, nos sources » la lettre du  cardinal Saliège du 13 août 1942 qui dénonce les arrestations de Juifs (rafle du Vél d’Hiv des 12 - 13 juillet)  au nom d’une morale chrétienne, d’une morale humaine et il pose la question «  pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t-il plus ? »

Pour en revenir à la question des migrants qui veulent entrer en Europe, à  la Cimade nous disons,  comme le dit Alain Richard : « Nous ne prétendons pas avoir la solution », cette solution «  passe par une réflexion collective qui nous concerne tous ». A la Cimade comme dans les Cercles de Silence il y a des chrétiens et des non chrétiens : athées, agnostiques, musulmans… Mais tous se retrouvent dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme « qui donne les balises pour naviguer au milieu des mille et une violations des Droits de la personne » (Alain Richard).

Pour illustrer cette violation des droits de la personne je peux prendre quelques exemples dans la loi Besson qui est en train d’être votée :

-l’allongement de la durée de rétention de 32 à 45 jours alors que l’essentiel des expulsions se font dans les dix premiers jours de rétention : à quoi sert une durée d’enfermement aussi longue ?

- la privation de liberté pendant 5 jours sans avoir accès au juge des libertés et de la détention, ce qui signifie qu’une personne peut se voir privée de liberté sur simple décision administrative, ce qui est contraire aux lois de la République

- l’interdiction du territoire de 2 à 5 ans pour une personne qui est expulsée peut signifier l’interdiction de vivre en famille. C’est le cas pour un couple (sans ou avec enfants) dont l’un des conjoints est ou se retrouve en situation irrégulière, pour un jeune, bien sûr majeur, mais dont toute la famille proche est en France.

 

Les Cercles de Silence sont une manifestation de résistance à une politique que nous jugeons indigne. Le silence exprime la force de notre indignation. Plus nombreux nous serons, plus forte sera notre résistance. Actuellement sont recensées 175 villes dans lesquelles se tiennent des Cercles de Silence. L’initiative de ces Cercles de Silence est diverse, la Cimade est à l’origine de certains. A Lyon, l’initiative en revient à la Paroisse Saint Polycarpe, avec dès le départ une adhésion de la Cimade. Tous sont là pour témoigner de notre désaccord avec la politique menée par la France et par l’Europe envers les étrangers. Peut-on empêcher les hommes de se déplacer alors que circulent librement les marchandises, les capitaux, les informations ?

Établir des législations barbelées dans nos pays riches est d’autant plus dangereux que cela sert de prétexte à un certain nombre de pays, par exemple au sud de la Méditerranée, pour mettre en oeuvre des législations très restrictives envers les étrangers. Et ces pays ont le soutien moral et financier de l’Europe pour traiter indignement leurs étrangers, en particulier les Subsahariens. La Cimade fait partie du Réseau Europe Méditerranée de Défense des Droits de l’Homme qui dénonce certains aspects des accords signés entre l’Europe et chaque pays du Maghreb (accords bilatéraux). Ces accords privilégient fortement le côté sécuritaire, la surveillance des frontières, au détriment des Droits de l’Homme. La Cimade, dans la mesure de ses moyens, travaille en Algérie, au Maroc, au Mali, au Sénégal, au Niger, avec des associations locales. Elle initie des formations juridiques pour aider à la défense des étrangers, par exemple obliger des États à respecter le statut de réfugié, empêcher les expulsions collectives.

Les Cercles de Silence traverseront-ils aussi la Méditerranée ?

A Lyon chaque deuxième mercredi du mois se tient place des Terreaux un Cercle de Silence

Pierrette Meynier, Responsable de la Cimade à Lyon, octobre 2010

 

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L’accueil de l’étranger - La réponse des Églises à un problème de société

Un document de 1996

 

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Documents de l'Eglise de France

Dossier 3

Communiqué des évêques pour la mission universelle de l'Eglise

sur les points qui questionnent nos consciences

Cliquez ICI pour lire ce communiqué

 

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Benoît XVI rappelle le devoir d'accueil des migrants

"Aux nombreux exilés et aux réfugiés qui proviennent de différents pays africains et qui ont été contraints de laisser leurs affections les plus chères, que se manifeste la solidarité de tous; que les hommes de bonne volonté soient éclairés pour ouvrir leur cœur à l’accueil, afin que de façon solidaire et concertée il soit possible de répondre aux nécessités pressantes de tant de frères; qu’à tous ceux qui se dépensent en de généreux efforts et offrent des témoignages exemplaires en ce sens parviennent nos encouragements et notre appréciation."

Lire le document dans "La croix"

Lire toute le Message Urbi et Orbi de Benoît XVI, 24 avril 2011

 

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L'Eglise appelle à l'accueil des immigrés

Tandis que Benoît XVI invite à la solidarité à l’égard des réfugiés,en France, le cardinal Vingt-Trois souhaite que la question de la fermeture des frontières soit débattue au Parlement

Lire dans la Croix du 26 avril 2011

et aussi, même numéro : L'attitude de la Fance agace...

 

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"Nourrir l'espérance. Accueil des migrants et dialogue islamo-chrétien"    
 

Du 2 au 4 mai 2011 s'est tenue à Tunis (Tunisie) une rencontre d'évêques venus de France, d'Espagne et du Maghreb. Accueillie chaleureusement par Mgr Maroun Lahham, archevêque de Tunis, leur réunion appelée « Commission Mixte » avait pour objet d'échanger sur l'accueil des migrants et de faire le point sur le dialogue islamo-chrétien dans leurs communautés ecclésiales.

En ces temps que nous vivons, les pays du Maghreb et d'autres pays arabes connaissent des revendications importantes touchant la dignité humaine, la liberté, la justice et l'aspiration à une vraie démocratie. Les évêques ont échangé sur les répercussions politiques et sociales que ces événements provoquaient jusque dans de nombreux pays pris de court par ces évolutions rapides. Concernant la Libye, ils appuient les interventions du Pape Benoît XVI et de Mgr Giovanni Martinelli, vicaire apostolique de Tripoli, sur la priorité du dialogue politique : personne ne peut maîtriser les conséquences des interventions armées qui frappent aussi des victimes innocentes.



Touchant la question cruciale des Migrants, les évêques constatent que l'Europe cherche surtout à mettre en œuvre une protection drastique qui ne va pas toujours dans le sens de la justice, et devient souvent source d'exclusion et de discrimination. 
Le Maghreb est le lieu de transit des migrants en provenance de l'Afrique sub-saharienne et les Eglises y sont témoins des drames que vivent des hommes et des femmes qui quittent leur pays, et elles font d'importants efforts pour les accueillir et les accompagner. 
Ces personnes sont remarquables, dans leur détresse, par la force humaine et spirituelle qui les pousse à continuer leur transhumance qui hélas se transforme souvent en calvaire. Se mettre à leur écoute aide à changer le regard, à être plus exigeants sur les questions de justice et de solidarité à l'égard de ces frères et sœurs étrangers qui frappent à notre porte.



Sur cette délicate question des Migrations, deux attitudes ont du mal à se rejoindre : celle de nombreux politiques qui veulent assurer d'abord la sécurité et la protection de leurs citoyens, souvent pour des raisons électoralistes et celle des disciples de l'Evangile, qui, au risque d'être taxés de naïveté, veulent servir d'abord les personnes et les défendre dans leur dignité, y compris si elles sont clandestines et sans papiers. Ces deux attitudes pourraient se conjuguer si l'argent dépensé pour protéger les frontières servait à développer l'indépendance alimentaire des pays d'où partent les migrants et si des moyens étaient mis en œuvre pour assurer une vie digne à tous les citoyens. Ceux-ci ne seraient plus dans la nécessité de partir au péril de leur vie. Depuis des dizaines d'années, les Papes ne cessent de le dire, comment ne pas le redire avec eux ?



Concernant les efforts pour faire avancer le dialogue entre chrétiens et musulmans, les évêques sont pris entre la joie de voir mises en œuvre des initiatives encourageantes au sein de leurs diocèses et la peine de voir s'amplifier des résistances dues à la peur et à la méconnaissance réciproque dans tous les pays à majorité chrétienne ou musulmane. Certains courants fondamentalistes ne peuvent que renforcer ces craintes.
La priorité doit être donnée à la rencontre entre personnes d'horizons différents qui laisse place souvent à un échange plus vrai et plus spirituel. La convivialité, vécue au quotidien, reste le terrain d'élection d'un dialogue toujours nécessaire. Les évêques se réjouissent de toute initiative en ce domaine. 
Nous soulignons la fécondité et la nécessité de ces travaux réguliers entres les Eglises des deux rives de la Méditerranée : elles nourrissent l'espérance.



Tunis, le 4 mai 2011



Les évêques de la Commission Mixte Méditerranée-Maghreb-Europe :

 Mgr  Ghaleb BADER, archevêque d'Alger, Algérie
 - Mgr Paul DESFARGES, évêque de Constantine-Hippone, Algérie
 - Mgr François GARNIER, archevêque de Cambrai, France -
-Mgr Alphonse GEORGER - évêque d'Oran, Algérie - 
Mgr Maroun LAHHAM, archevêque de Tunis, Tunisie
 - Mgr Vincent LANDEL, archevêque de Rabat, Maroc
 - Mgr Juan Jose OMELLA, évêque de Calahorra et La Calzada-Logono, Espagne - 
Mgr Georges PONTIER, archevêque de Marseille, France
 - Mgr Claude RAULT, évêque de Laghouat-Gardhaïa, Algérie - 
Mgr Michel SANTIER, évêque de Créteil, France -  
Mgr Claude SCHOCKERT, évêque de Belfort-Montbéliard, France
 - Mgr Marc STENGER, évêque de Troyes, France - 

Père Daniel FARRUGIA, vicaire général de Tripoli,  et leurs collaborateurs à la Conférence des évêques de France : 
P. Bernard FONTAINE, directeur national du Service de la Pastorale des migrants, 
P. Jean FORGEAT, directeur adjoint du Service national de la Mission Universelle de l'Eglise,
 P. Christophe ROUCOU, directeur du Service national pour les Relations avec l'Islam 


 

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A Venise Benoît XVI appelle à bâtir des ponts

La Croix : 10 mai 2011

 

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Benoît XVI accueille 2000 Roms

Cliquez ICI pour lire l'article, La Croix 14 juin 2011

 

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Communiqué de la Fédération protestante de France à propos du projet de loi sur l'immigration

 Paris, le 1er octobre 2007

Les questions que soulèvent les migrations interrogent une fois de plus nos sociétés à l’occasion de la discussion d’un nouveau projet de loi présenté au Parlement.

Dans son esprit, comme dans son contenu, le texte qui vient d’être adopté ces derniers jours à l’Assemblée nationale et qui sera présenté dans les tout prochains jours au Sénat soulève plusieurs questions de principe qui ne peuvent laisser les Églises indifférentes :

C’est tout d’abord la volonté affirmée par le ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, comme par les membres de sa majorité, de réduire l’immigration familiale au profit d’une immigration économique. Si nous comprenons le souhait du gouvernement de mieux adapter l’immigration aux besoins et à la capacité d’accueil du pays, il ne nous paraît ni convenable ni conforme à nos valeurs chrétiennes de vouloir contingenter l’exercice du droit des étrangers à vivre avec leur famille. Nous craignons que les mesures envisagées viennent encore plus fragiliser des milliers de familles déjà en difficulté.

C’est l’instauration d’un test génétique aux fins de vérification ou d’authentification des membres d’une famille. Cette intrusion dans la vie privée et l’intimité des familles nous choque, tout comme il est choquant de constater que la représentation nationale accepterait une telle intrusion dans la vie des familles étrangères alors qu’elle le prohibe à l’égard des familles françaises.

C’est aussi la réduction de moitié du délai pour que les demandeurs d’asile puissent saisir la commission des recours des réfugiés, mesure dont la portée concrète risque fort de réduire à bien peu ce droit d’appel essentiel pour des réfugiés qui ont fui et sollicitent la protection de la France. Nous ne pouvons oublier, à cet égard, la promesse que l’État nous avait faite, en avril 2006, de ne pas modifier négativement ce délai.

C’est encore l’amendement qui prévoit d’exclure les personnes sans papiers de la possibilité de se maintenir dans les structures d’hébergement d’urgence. Pour nos Églises, la protection et l’assistance à apporter aux plus pauvres ne peuvent tolérer aucune discrimination.

Les risques de fragilisation accrue des familles étrangères et des demandeurs d’asile ne peuvent laisser les chrétiens sans réaction. C’est pourquoi nous invitons les parlementaires à porter dans leurs débats et votes à venir la plus grande attention au respect et à l’attention que chaque personne et chaque famille pourront, ou non, recevoir du fait des mesures qu’ils s’apprêtent à adopter.

La Fédération protestante de France invite, quant à elle, les Églises membres de la Fédération protestante et les mouvements qui leur sont proches à veiller aux conditions d’accueil, de protection et d’accompagnement des migrants. Elle s’attachera à ce que, dans un contexte souvent marqué par la méfiance, les valeurs d’humanité, de confiance et d’intégration, prédominent dans notre pays.

Fédération protestante de France

Avec Le Centre d'Action Sociale Protestant – CASP

La Cimade

La Fédération de l’Entraide Protestante

La Fondation de l’Armée du Salut

La Mission Populaire Évangélique de France

 

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Cliquez ICI pour lire le document de la Conférence des Evêques de France

 

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Et les « sans-papiers » ? L'homme est toujours en danger !
Déclaration du Conseil national de la Solidarité et du Comité épiscopal de Migrations

texte du 8 novembe 1999

Cilquez ICI pour lire ce document

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Documents oecuméniques

Dossier 4 (titre à modifier)

 

« Ce sont les Églises locales qui sont appelées à accueillir les migrants ».

Cliquer ICI pour ce document daté 12 janvier 2011

 

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Conseil d'Eglises Chrétiennes en France – CECEF

"encourager nos fidèles à persévérer dans le Service des Migrants"..."nous réaffirmons que le migrant est une personne humaine avec des droits fondamentaux inaliénables"

Pour lire l'ensemble : suivre ce lien

 

 

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Communiqué œucuménique 12/09/2010

Les Roms souffrent quotidiennement de discriminations 

Les Roms souffrent quotidiennement de discriminations : liberté de circulation, accès à l’éducation, au travail et au logement. Quelques-uns sont Français, la plupart sont membres de l’Union européenne, tous sont des êtres humains soucieux du bonheur et de l’avenir de leurs enfants. Plusieurs centaines cherchent à Marseille de meilleures conditions de vie.

Porteurs d’une culture différente de la nôtre, ils sont facilement l’objet d’un rejet irréfléchi.

Le climat actuel d’amalgame et de stigmatisation fait d’eux les boucs émissaires des maux dont souffre notre société. Les effets nocifs sont perceptibles et inadmissibles : actes de violence, comportements racistes, rejet.

Les Roms ne sont pas d’abord un problème ou une question.  Ce sont des hommes, des femmes, des enfants. Les solutions  doivent être individuelles, généreuses, raisonnables. Elles doivent être trouvées dans une collaboration entre pays membres de l’Union européenne.

Nous invitons chacun, là où il est engagé, là où s’exerce sa responsabilité (prêtres, pasteurs, responsables d’associations, journalistes, élus, représentants de l’Etat, citoyens) à  contribuer à la création et à l’entretien d’un climat de paix et de bienveillance pour faciliter le vivre ensemble.

Nous demandons aux membres de nos communautés d’avoir une vision de l’autre à la hauteur de leur espérance, notamment en le considérant, quel qu’il soit, comme un frère en humanité, à qui l’on doit le regard de l’amitié, le geste fraternel et toute l’assistance possible.

 

Marseille, le 12 septembre 2010

Pasteur Frédéric KELLER- Président du Consistoire de l’Arc Phocéen

Père Joachim TSOPANOGLOU- Eglise orthodoxe de Marseille

Mgr Georges PONTIER- Archevêque de Marseille

 

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UNE GUERRE QUI MENE A LA PAIX

 

Il faut mener la guerre la plus dure qui est la guerre contre soi-même.

Il faut arriver à se désarmer.

J'ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais je suis désarmé.

Je n'ai plus peur de rien, car l'amour chasse la peur.

Je suis désarmé de la volonté d'avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes,  jalousement crispé sur mes richesses.

J'accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l'on m'en présente de meilleurs, ou plutôt non, pas meilleurs, mais bons, j'accepte sans regrets. J'ai renoncé au comparatif. Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.

C'est pourquoi je n'ai plus peur. Quand on n'a plus rien, on n'a plus peur.

Si l'on désarme, si l'on se dépossède, si l'on s'ouvre au Dieu Homme qui fait toutes choses nouvelles, alors, Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.

ATHENAGORAS, Patriarche de Jérusalem octobre 2010

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Dossier 5 (titre à modifier)

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